
Dans la capitale du Soudan, Bakhita fut rachetée par un consul italien, Calliste Legnani. Pour
la première fois, depuis le jour de son enlèvement, elle se rendit compte, avec une agréable suprise, que personne
en lui donnant des ordres, n'utilisait plus le fouet, et qu'on le traitait même de façon affable et cordiale. Dans
la maison du Consul, Bakhita connut la sérénité, l'affection et des moments de joie, peut-être même s'ils étaient
encore voilés par les nostalgies de sa famille, perdue pour toujours.
Des événements politiques obligèrent le Consul à partir pour l'Italie. Bakhita demanda de partir avec lui et avec
un de ses amis, Auguste Michieli.
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Arrivé à gênes, Monsieur Legnani, suivant les demandes de l'épouse d'Auguste Michieli, accepta
que Bakhita restât avec eux. Elle suivit sa nouvelle «famille» dans leur domicile de Zianigo (dans la banlieue de Mirano Veneto) et,
quand naquit leur fille Mimmina, Bakhita en devint l'éducatrice et l'amie.
L'acquisition puis la gestion d'un grand hôtel à Suakin, sur la Mer Rouge, contraignirent Mme Michieli
à déménager dans cette localité pour aider son mari. Entre-temps, d'après un conseil de leur administrateur, Illuminato Checchini, Mimmina et Bakhita
furent confiées aux Soeurs Canossiennes de l'Institut des catéchumènes de Venise. Et c'est là que Bakhita demanda et obtint
de connaître ce Dieu que depuis son enfance «elle sentait dans son coeur sans savoir qui Il était».
«Voyant le soleil, la lune et les étoiles, je me disais en moi-même: Qui est donc le Maître de ces
beles choses? Et j'éprouvais une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre mes hommages».
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